« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68



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TroisiĂšme dimanche de CarĂȘme

Livre de l'Exode 17,3-7.
En ces jours-lĂ , dans le dĂ©sert, le peuple manquant d'eau, souffrit de la soif. Il rĂ©crimina contre MoĂŻse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? »
Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! »
Le Seigneur dit Ă  MoĂŻse : « Passe devant le peuple, emmĂšne avec toi plusieurs des anciens d’IsraĂ«l, prends en main le bĂąton avec lequel tu as frappĂ© le Nil, et va !
Moi, je serai lĂ , devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et MoĂŻse fit ainsi sous les yeux des anciens d’IsraĂ«l.
Il donna Ă  ce lieu le nom de Massa (c’est-Ă -dire : Épreuve) et MĂ©riba (c’est-Ă -dire : Querelle), parce que les fils d’IsraĂ«l avaient cherchĂ© querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis Ă  l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

Psaume 95(94),1-2.6-7ab.7d-8a.9.
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu'Ă  lui en rendant grĂące,
par nos hymnes de fĂȘte acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu'il conduit.

Aujourd'hui Ă©couterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cƓur comme au dĂ©sert,
oĂč vos pĂšres m'ont tentĂ© et provoquĂ©,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »



Lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Romains 5,1-2.5-8.
FrĂšres, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur JĂ©sus Christ,
lui qui nous a donnĂ©, par la foi, l’accĂšs Ă  cette grĂące dans laquelle nous sommes Ă©tablis ; et nous mettons notre fiertĂ© dans l’espĂ©rance d’avoir part Ă  la gloire de Dieu.
et l’espĂ©rance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a Ă©tĂ© rĂ©pandu dans nos cƓurs par l’Esprit Saint qui nous a Ă©tĂ© donnĂ©.
Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixĂ© par Dieu, est mort pour les impies que nous Ă©tions.
Accepter de mourir pour un homme juste, c’est dĂ©jĂ  difficile ; peut-ĂȘtre quelqu’un s’exposerait-il Ă  mourir pour un homme de bien.
Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous Ă©tions encore pĂ©cheurs.

Évangile de JĂ©sus Christ selon saint Jean 4,5-42.
En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, prÚs du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
LĂ  se trouvait le puits de Jacob. JĂ©sus, fatiguĂ© par la route, s’était donc assis prĂšs de la source. C’était la sixiĂšme heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. JĂ©sus lui dit : « Donne-moi Ă  boire. »
– En effet, ses disciples Ă©taient partis Ă  la ville pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes Ă  boire, Ă  moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne frĂ©quentent pas les Samaritains.
JĂ©sus lui rĂ©pondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi Ă  boire”, c’est toi qui lui aurais demandĂ©, et il t’aurait donnĂ© de l’eau vive. »
Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’oĂč as-tu donc cette eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre pĂšre Jacob qui nous a donnĂ© ce puits, et qui en a bu lui-mĂȘme, avec ses fils et ses bĂȘtes ? »
Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ;
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie Ă©ternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus Ă  venir ici pour puiser. »
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »
La femme rĂ©pliqua : « Je n’ai pas de mari. » JĂ©sus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :
des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; lĂ , tu dis vrai. »
La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophÚte !...
Eh bien ! Nos pĂšres ont adorĂ© sur la montagne qui est lĂ , et vous, les Juifs, vous dites que le lieu oĂč il faut adorer est Ă  JĂ©rusalem. »
JĂ©sus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient oĂč vous n’irez plus ni sur cette montagne ni Ă  JĂ©rusalem pour adorer le PĂšre.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient – et c’est maintenant – oĂč les vrais adorateurs adoreront le PĂšre en esprit et vĂ©rité : tels sont les adorateurs que recherche le PĂšre.
Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vĂ©ritĂ© qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaĂźtre toutes choses. »
Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »
À ce moment-lĂ , ses disciples arrivĂšrent ; ils Ă©taient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens :
« Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? »
Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. »
Mais il rĂ©pondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apportĂ© Ă  manger ? »
JĂ©sus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volontĂ© de Celui qui m’a envoyĂ© et d’accomplir son Ɠuvre.
Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs dĂ©jĂ  dorĂ©s pour la moisson. DĂšs maintenant,
le moissonneur reçoit son salaire : il rĂ©colte du fruit pour la vie Ă©ternelle, si bien que le semeur se rĂ©jouit en mĂȘme temps que le moissonneur.
Il est bien vrai, le dicton : “L’un sùme, l’autre moissonne.”
Je vous ai envoyĂ©s moissonner ce qui ne vous a coĂ»tĂ© aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bĂ©nĂ©ficiĂ©. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en JĂ©sus, Ă  cause de la parole de la femme qui rendait ce tĂ©moignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
Lorsqu’ils arrivùrent auprùs de lui, ils l’invitùrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux Ă  croire Ă  cause de sa parole Ă  lui,
et ils disaient Ă  la femme : « Ce n’est plus Ă  cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mĂȘmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris




Commentaire du jour : Saint Maxime de Turin
« Laissant lĂ  sa cruche, la femme revint Ă  la ville et dit : ‘ Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? ’ »



 
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